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tu abandonné ? » (Mt 27, 46). Ce cri d’angoisse, mais non de désespoir, reprend le psaume 22 qui se termine par une prière de confiance en Dieu. Saint Luc l’a bien compris puisqu’il rapporte une autre parole de Jésus qui reprend le psaume 31 « Père, entre tes mains je remets mon esprit » (Lc 23, 46). Dans le même sens, l’auteur de l’épître aux Hébreux met dans la bouche du Christ une citation du psaume 40 « Je suis venu, ô Dieu, pour faire ta volonté » (He 10, 7).


Les psaumes représentent la quintessence de la piété juive qui s’est exprimée pendant de longs siècles, en particulier à partir du roi David. Ils sont rédigés le plus souvent comme des poèmes à la gloire de Dieu, tout en reflétant les espoirs et les souffrances du croyant. C’est pourquoi ils sont de toutes les fêtes et de toutes les cérémonies. Dans le Temple de Jérusalem, ils étaient mis en musique et chantés en fonction des célébrations festives qui s’y déroulaient. Les danses pouvaient les accompagner. Les Juifs d’aujourd’hui en ont gardé le souvenir quand ils prient, souvent à haute voix, en se balançant d’avant en arrière.
Tous les psaumes n’ont pas la même qualité spirituelle. Certains ont gardé un caractère archaïque relatif à une époque où les sentiments s’exprimaient de façon violente et, pour nous, excessive. Devant le mal qui se répand, ils en