Saint Camille, patron des infirmiers (fêté le 14 juillet)   


Une jeunesse tumultueuse dans laquelle retentit l’appel de Dieu.

Un sentiment de grandeur harmonieuse saisit celui qui pénètre dans la basilique Saint-Pierre du Vatican, impressionné tant par les dimensions gigantesques du monument — les plus grandes cathédrales, comme celle de Reims, tiendraient aisément dans l’édifice — que par les éléments de son décor grandiose. L’immense nef repose sur quatre pilastres jumelés qui portent dans leurs niches des statues de quatre à cinq mètres, l’une en haut, l’autre en bas, qui pèsent chacune plus de vingt tonnes.
Avant d’arriver au dernier pilier à droite de la nef, où la célèbre statue en bronze de l’apôtre Pierre est l’objet privilégié de la vénération des fidèles, qui en ont usé le pied droit à force de baisers, le visiteur défile devant les grands fondateurs d’ordres et de congrégations religieuses parmi lesquels se font face deux apôtres de la charité, saint Vincent de Paul (à droite) et saint Camille de Lellis (à gauche). Ce dernier, que nous fêtons le 14juillet, né en 1550 en Italie, dans les Abruzzes, est, comme notre Saint, un révolutionnaire de la charité.
Camille est le fils d’un glorieux capitaine qui passa toute sa vie à guerroyer, Jean de Lellis, fervent catholique comme son épouse Camilla de Compellio. Dès son jeune âge, il accompagne son père dans toutes ses équipées. Pendant cette vie errante, où les batailles alternent avec l’oisiveté, il se prend d’une passion effrénée pour le jeu. Les dés et surtout les cartes, font bientôt partie de sa vie.
Orphelin à dix-neuf ans, Camille se trouve dans une situation précaire, et l’angoisse du lendemain l’étreint. Sa vie aventureuse ne le satisfait plus. Malgré sa force physique — il mesure près de deux mètres — et sa hardiesse, il est