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qu’il ressent dans son cœur. Mais il sait que Dieu reste fidèle. Il reconnaît ce qu’il est pour lui, malgré ses faiblesses et ses défaillances qu’il regrette. Il ne cache pas son admiration devant les merveilles de la création. Les hymnes à ce sujet ne manquent pas. « Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! Tout cela, ta sagesse l’a faite la terre s’emplit de tes biens » (Ps 103, 2).
Une telle reconnaissance l’invite à la louange, une joie profonde qu’il désire partager. « Acclamez le Seigneur; terre entière, servez le Seigneur dans l’allégresse. Reconnaissez que le Seigneur est Dieu: il nous a faits et nous sommes à lui » (Ps 99, 2-3). Cet attachement à Dieu se transforme en prière à la fois ardente et suppléante. L’amour de Dieu est de toujours mais nous avons besoin de lui redire que nous comptons sur son aide en lui redisant notre confiance. « Que ton amour ; Seigneur ; soit sur nous, comme notre espoir est en toi » (Ps 32, 22).
Devant les aléas de la vie et la difficulté de rester fidèle à Dieu, la prière se fait pressante et se transforme en une véritable imploration. « Seigneur; mon rocher; c’est toi que j’appelle ; ne reste pas sans me répondre. Entends la voix de ma prière quand je crie vers toi » (Ps 27, 1-2). C’est alors que nous aspirons à sentir un peu plus sa présence tutélaire. « Mon âme a soif du Dieu vivant quand pourrai-je m’avancer; paraître face à Dieu ? » (Ps 41, 3). Cependant, nous savons que Dieu est à notre écoute, bien que sa façon de faire soit parfois mystérieuse et échappe à notre compréhension. C’est alors que notre prière se transforme en louange et action de grâce.
Les 150 psaumes ont été composés dans un milieu historique et culturel particulier, mais ils ont une dimension universelle dans laquelle nous nous retrouvons. Les derniers psaumes, qui disent la gloire de Dieu, nous invitent à redire « Chante, ô mon âme, la louange du Seigneur ! Je veux louer le Seigneur tant que je vis.»

Jean Devred