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multiples et diverses le montrent bien. Elles ne procèdent pas d’une simple vision car la perception physique est réelle. Lorsque le Christ apparaît aux saintes femmes, celles-ci « s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui » (Mt 28, 9). Selon saint Jean, Marie-Madeleine voudra en faire autant. D’ailleurs, un peu plus tard, Jésus invitera Thomas l’incrédule à mettre sa main dans son côté transpercé. Une autre fois, en apparaissant à ses disciples, il va manger avec eux après leur avoir dit « Regardez mes mains et mes pieds. C’est bien moi. Touchez-moi, regardez : un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’en ai » (Lc 24,39).
Les plaies de Jésus prouvent qu’il est le crucifié du Golgotha, et non une autre personne. Sa mort sur la croix est la manifestation la plus probante de son amour pour les hommes et sa résurrection en est la confirmation éclatante. On ne peut séparer Passion et Résurrection. Le Christ est venu sur terre pour donner la véritable vie, pour nous faire participer à la Vie même qu’il reçoit de son Père.
L’évangile de saint Jean nous en montre tout le cheminement. Après avoir affirmé dans son Prologue que le Verbe est la Lumière qui brille dans les ténèbres, il explique comment Jésus, tout au long de sa vie, a combattu pour éclairer les hommes, même s’il a accepté d’en subir les outrages afin de mieux exprimer son amour. « Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les miens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout » (Jn 13, 1). Il lave alors les pieds de ses disciples pour montrer que son amour s’exprime dans le service. A la suite de quoi, il accepte par avance de donner sa vie, simple concession de pouvoir au prince de ce monde. Il en donne la raison : « Il vient, le prince de ce monde ; il n’a sur moi aucun pouvoir ; mais il faut que le monde sache que j’aime mon Père et que je fais comme le Père me l’a commandé » (Jn 14,30-31).